Ciaté, marque souveraine de la manucure farfelue.

Ciaté, créateur anglais de vernis à ongles remarquables et remarqués, s’illustre en imaginant des manucures originales : la première manucure en 3D, appelée manucure Caviar grâce à ses petites billes rappelant le met de luxe, et la manucure velours, qui sortira dans quelques semaines.

La directrice artistique de Ciaté (et créatrice de la fameuse manucure) n’est pas peu fière de son invention de génie. Car oui, dans l’idée, des vernis avec des billes en 3D, c’était plus qu’ingénieux. Et elle n’est pas la seule à le penser puisque les kits sont sans cesse en rupture de stock au bout de 48heures. Autant dire que si vous n’êtes pas abonnée à l’alerte de restockage du produit, vous pouvez faire une croix dessus. Et c’est sans compter sur le facteur chance qui vous permettra en plus d’avoir la possibilité de dépenser 18£ en vernis (l’équivalent de 23euros) et à peu près autant de frais de port, à ce moment précis.

Au-delà de ça, l’idée est séduisante, le résultat est original et magnifique.

 

La pose est étonnamment plutôt facile, Ciaté a pensé à tout :

  • une petite boîte qui contient un vernis (choisi spécialement pour mettre en valeur la couleur de billes sélectionnée);
  • un flacon de billes;
  • un petit récupérateur en plastique noir histoire de ne pas en mettre partout;
  • un entonnoir pour remettre les billes échappées dans le flacon. C’est qu’il ne s’agirait pas d’en perdre inutilement.

Mais (et c’est un gros mais), cette manucure n’est viable que si vous ne vous servez pas du tout de vos mains. Pour l’avoir testé, si vous touchez ou rentrez en contact avec quoi que ce soit (je ne vous parle même pas de faire la vaisselle ou de vous laver les cheveux), les billes partent petit à petit, vous laissant avec des ongles à moitié faits, façon souillon moderne.

C’est dommage car l’invention était véritablement judicieuse.

On attend maintenant de pied ferme la manucure velours pour décider si Ciaté accède au statut de marque star en innovation ou de marque « soufflé » : qui nous promet un parfait petit produit à l’esthétique idéale, qui se dégonfle doucement, jusqu’à s’affaisser totalement.

 

 

Le cas des box

Voilà un peu plus d’un an, on a pu voir débarquer les « box » :  à croire que puisqu’elles n’existaient pas, il fallait vraiment les inventer car la gente féminine s’est littéralement ruée sur ces mystérieuses boîtes!

Initialement consacrées à la beauté pour femmes, ces coffrets ont vite enrichis leur cible en créant des box pour hommes et pour bébés.

Le marché des box est réparti entre plusieurs petites nouvelles entreprises: Jolie Box, Glossy Box, My Little Box et les tout nouveaux Dandy Box.

Le concept est simple: on s’abonne (sans engagement) sur internet (au mois ou au trimestre) pour recevoir chez soi une petite boîte contenant des produits de beautés divers et variés.

Les prix varient entre 10€ et 15€ (frais de port inclus), à l’exception de la Dandy Box qui coûte 24,90€ par mois, pour une sélection choisie par la marque.

Lors de l’inscription, on remplit un profil beauté qui nous pose des questions sur notre type de peau, de cheveux, nos habitudes, nos attentes, etc… L’utilité de cette étape reste encore obscure car les informations ne sont, pour l’instant nous dit-on, pas utilisées par les marques. On pourrait penser que la sélection de produit va être adaptée selon nos besoins mais… non. Pas de panique, on nous informe que les infos récoltées serviront plus tard. Soit.

Un mois plus tard, on reçoit l’objet du désir, avec une excitation non-contenue, telle une enfant un matin de Noël. C’est à l’ouverture que les choses se gâtent (ou pas, tout dépend de ce qu’on attendait et de notre niveau d’exigence) : pas de produits « full size », des échantillons dont on n’a carrément rien à faire; c’est l’ascenseur émotionnel.

Ici, on se doit tout de même d’être objective : pensiez-vous réellement que pour la modique somme de 10 ou 15 euros, on allait vous offrir une tripotée de produits de marques grandeur nature? Et d’ailleurs, est-ce que c’est ce qu’on vous avait promis? La réponse est non.

Voici une phrase issue de la page d’accueil du site http://www.joliebox.com : « entre 4 et 5 miniatures beauté à tester dans un joli coffret surprise ».

Maintenant que le malaise est dissipé, avouons que la box est plutôt fidèle à ce qu’elle prétend être.

Faisons un petit tour d’horizon de ce que ces coffrets ont à offrir :

  • Jolie Box : des produits de beauté pour femmes, ils travaillent avec des marques qui font le buzz autant qu’avec des firmes intemporelles et classiques. La sélection est éclectique, entre nouveautés et produits cultes. Il y a une bonne répartition entre maquillage, soin des cheveux et de la peau et produits pour le corps; on a un peu de tout. Il existe également une Jolie Monsieur Box et une Jolie Baby Box. A sa tête, on retrouve Mathilde Lacombe, ex-journaliste chez Votre Beauté et bloggeuse (http://www.lavieenblonde.fr) et son équipe de choc.

 

  • Glossy Box : très semblable à Jolie Box sur le principe, elle propose des produits pour femmes et collabore ponctuellement avec Madame Figaro et consorts pour proposer des boîtes un peu plus uniques et se démarquer.

 

  • Dandy Box : « le nécessaire du dandy moderne », ce coffret masculin ne se limite pas aux produits de beauté. Bons plans, accessoires, objets; une sélection décalée et inspirée de goodies pour homme.

 

  • My Little Box : la box chouchou des utilisatrices, elle surprend chaque mois avec ses thèmes et ses collaborations (que des produits Loréal en mai pour le Festival de Cannes, par exemple) soigneusement choisis. Entre petits objets sympas, adresses fétiches et produits de beauté tendances, elle est la box qui a su conquérir le mieux le cœur des femmes.

Il y avait là un filon à exploiter (si le terme « niche de marché » vous dit quelque chose, il s’applique complétement ici) et le moins qu’on puisse dire c’est que  les marques ont su l’exploiter à fond (brillamment ou non, tout dépend des goûts de chacun). Entre box co-brandées (Jolie Box et Grazia, Glossy Box et Madame Figaro, …) et extension de cible (hommes et bébés, c’est-à-dire les mamans qui ont envie de goodies pour bébés qui sortent de l’ordinaire), c’est du travail bien fait.

 

Le tout dernier co-branding en matière de produits capillaires est…

Dans le monde merveilleux des marques, on a imaginé il y a quelques années un filon qui vaut de l’or : le co-branding.

Le public ne se lassant pas de ces associations bien pensées, on est submergés de produits et/ou services co-brandés.

Le monde de la beauté et des cosmétiques n’étant pas en reste, nous vous présentons le dernier produit qui fait le buzz : une association entre l’artiste du maquillage Shu Uemura et le coiffeur tendance David Lucas.

Le co-branding, en quoi est-ce que ça consiste exactement? C’est une alliance entre deux (ou plusieurs mais c’est plus rare) marques et/ou sociétés qui vont créer ensemble un produit possédant une forte valeur ajoutée, inédit et bien souvent en édition limitée. De quoi affoler les consommateurs.

Histoire de bien situer le contexte, Shu Uemura, respectable artiste maquilleur a fait ses débuts à Hollywood en 1955. Il a par la suite crée sa marque éponyme, ouvert des boutiques aux 4 coins du monde et n’a cessé de proposer des produits cultes, indispensables et extrêmement bien conçus. En 2007, il crée Shu Uemura Art of Hair, combinant art du design et du soin pour cheveux.

D’un autre côté, on retrouve David Lucas, coiffeur français bien connu qui a tout appris auprès de René Furterer et qui officie dans son salon à deux pas de la place Vendôme.

Pourquoi ont-ils choisi de s’associer? David Lucas était désireux de s’associer afin de créer une ligne de produits capillaires haut de gamme.

Le coiffeur et la marque avaient comme passion commune, au-delà  de celle, bien évidente, du cheveu : le design.

Pour commencer, Shu Uemura, qui avait en projet une toute nouvelle gamme de soins repigmentants, s’est entendue avec le coiffeur pour l’associer à la création.

Nous ne doutons pas que si cette alliance se révèle être fructueuse, elle ne s’arrêtera pas là… A suivre!

 

Focus sur … les mascaras Givenchy.

En 2008, Givenchy affole la beautysphère en lançant Phénomen’Eyes, un mascara révolutionnaire à la pointe de l’innovation.

Depuis plus de 10 ans que personne n’avait innové en matière de mascara, la marque, audacieuse, frappe un grand coup.

Un mascara qui possède une brosse hors-norme, façon oursin, totalement extravagant, facile à utiliser, même pour les novices et… qui tient ses promesses!

L’efficacité à toute épreuve du produit associée avec un design hallucinant fait grimper le produit au rang de must-have pendant des années.

Alors qu’on s’était à peine remises de Phénomen’Eyes, 2011 marque l’arrivée d’un nouveau venu dans la tribu des mascaras sur-innovants : Démesure.

Avec celui-ci, les utilisatrices ont été beaucoup moins convaincues du résultat et l’application était bien moins facile. On est passées du « accessible même aux débutantes » à « accessible uniquement aux virtuoses ».

Face à ce semi-échec, Givenchy n’allait pas s’arrêter là et lance en 2012, Noir Couture : on est toujours dans l’innovation avec une brosse jamais vue mais la facilité d’application, combinée aux résultats spectaculaires, est de nouveau là.

Nos cils sont sauvés, notre addiction à la nouveauté aussi, Givenchy s’en sort bien avec 2 mascaras devenus cultes sur 3 lancés. Qu’en sera-t-il du prochain?